Environnement
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Une certification HQE-AménagementTM atteste du respect des préoccupations environnementales dans la conception et le fonctionnement du projet. La création de 22 hectares d’espaces publics, dont un parc de 10 hectares dans le prolongement des espaces verts existants, permet de renforcer la trame de corridors écologiques à l’échelle du plateau, d’enrichir la diversité biologique locale, de gérer l’eau de pluie de manière vertueuse, et de « climatiser » le quartier, en apportant fraîcheur et emprises plus ensoleillées.. Les constructions devront répondre à des critères de qualité énergétique en intégrant notamment les normes Bâtiments Basse Consommation (BBC) et la RT 2012.

 

Des espaces verts au service de la biodiversité : un parc valorisant la richesse faunistique et floristique locale

La création du quartier du Grand Parc s’appuie sur une trame végétale, qui se matérialise notamment dans l’aménagement d’un parc de près de 10 hectares dans la continuité du parc des Bordes (13 ha), le long de la RD 312, et du parc des Trois Parts, ainsi que par des allées-parc qui irriguent l’ensemble du quartier du Nord au Sud. L’aménagement du parc constitue un enjeu de paysage, d’environnement et de pédagogie : il symbolisera la rencontre entre plusieurs milieux naturels reconstitués. La continuité de ces espaces verts a été pensée de manière à encourager la création de corridors écologiques dont l’importance a été rappelée par les récentes lois Grenelle 1 et 2. On parle également de trames verte et bleue qui renforceront la faune et la flore locales.

La programmation et la gestion des espaces publics fait l’objet d’un travail de co-conception avec Grand Paris Aménagement et les services de la Ville et de la CAECE.

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De la trame verte à la trame bleue : la gestion des terres et des eaux de pluie

Le projet se fixe un objectif «  zéro rejet ». Sa gestion repose sur un système entièrement intégré qui permet à la fois d’économiser les coûts, de résoudre des contraintes techniques et d’enrichir la biodiversité en permettant la création de milieux humides. Les terres d’excavation du chantier seront recyclées et triées. Elles serviront à réaliser la fondation des chaussées et à réhausser la topographie des allées-parc de 50 à 80 cm pour permettre l’écoulement des eaux et le franchissement de deux canalisations. Le système d’assainissement prévu sera entièrement à ciel ouvert : des noues (fossés plantés) implantées le long de l’ensemble des voiries et des bassins permettront de recueillir et de traiter les eaux de ruissellement du quartier, voire de les utiliser en alimentant les pièces d’eau du parc. Un même objectif est poursuivi à l’échelle de chaque îlot. Ce fonctionnement gravitaire n’entraîne aucune consommation d’énergie et permet de limiter au maximum le recours à des pompes pour évacuer les eaux pluviales dans les réseaux intercommunaux.

 

Préverdir le site pour accueillir le quartier : une démarche au long cours

La stratégie végétale vise à préparer progressivement l’arrivée de la ville dans un espace paysager déjà préformé. Le rehaussement des allées-parc formera un bocage agricole qui deviendra un bocage urbain au fur et à mesure de l’avancement du projet. Le canevas de l’ensemble du parc deviendra ainsi l’armature du quartier. L’objectif poursuivi est de permettre à chaque nouvel habitant de bénéficier d’une portion d’espace public dès son arrivée. Après les premières plantations à l’échelle de la ZAC à l’automne 2015, une sélection naturelle préparera l’arrivée des espèces les plus durables comme le chêne. En parallèle, des clairières seront creusées à plusieurs endroits pour aménager les futurs espaces de loisirs.

 

Économiser l’énergie : des bâtiments basse consommation

De manière à minimiser l’utilisation des ressources énergétiques, les bâtiments construits respectent la norme BBC (Bâtiment Basse Consommation) dès la tranche A. Il s’agit à la fois de concevoir une architecture bioclimatique bénéficiant d’une bonne orientation solaire et d’une compacité limitant les pertes d’énergie, et de favoriser l’utilisation de matériaux et dispositif techniques innovants, en particulier en matière d’isolation. Par ailleurs, la Communauté d’Agglomération Evry Centre Essonne a engagé sur son territoire  une étude visant à promouvoir les énergies renouvelables dans le réseau de chaleur existant. Le principe actuellement à l’étude serait d’acheminer de la chaleur sous forme d’eau surchauffée à 180°C, produite par l’incinération ou la pyrogazéïfication de déchets, depuis l’usine de traitement de Vert le Grand jusqu’au réseau de chaleur de la CAECE.  Les ambitions environnementales du quartier des Portes de Bondoufle ont constitué le thème de l’atelier de concertation du 2 novembre 2011.

 

Environnement : environnement naturel ou cadre de vie ?

Le terme environnement recouvre de nombreux sens. Nous exclurons ici la notion de cadre de vie pour retenir celle d’environnement naturel, de milieu écologique accueillant l’homme et l’ensemble de la biodiversité. Les équipes qui ont participé à la définition du projet ont intégré dès le début l’environnement comme un atout du projet et non comme une contrainte. Elles ont veillé à minimiser les impacts négatifs du projet tout en favorisant la création de nouveaux milieux. Ces objectifs sont mis en œuvre par les paysagistes de Paule Green dans un projet d’espaces publics ambitieux adapté au milieu et dont la gestion est intégrée à la formation du paysage. Biodiversité, gestion de l’eau, gestion de l’énergie, l’ensemble des problématiques environnementales ont été prises en compte.

 

D’autres pistes de réflexion pour encourager la biodiversité

La conception du parc et de l’identité végétale développée au sein du quartier illustre également l’ambition de placer la biodiversité au cœur du projet/futur quartier. L’équipe Alphaville/TNPlus/Biotope a ainsi proposé de concevoir le futur parc selon le principe de friche évolutive. Décrit par Gilles Clément dans Le Jardin en Mouvement, il consiste à laisser  les espèces les mieux acclimatées s’installer, dans un souci de qualité biologique et d’économie de moyens. Cette idée est mise en œuvre dans le projet actuel d’espaces publics conçu par les paysagistes de l’agence Paule Green.  L’identité végétale au sein du quartier sera un support de la biodiversité en s’appuyant sur des milieux écologiques présents aux abords du site tels que la prairie, le bosquet, la mare, les chênaies-charmaies. Ces milieux pourraient être repris au cœur des îlots bâtis, les éléments naturels devenant alors des marqueurs d’identités au sein du quartier. Il s’agit là de pistes de réflexion que les futures équipes de maîtrise d’œuvre devront s’approprier.

 

Picto_pdfLe principe de préverdissement